“ LA CLARTÉ D’ESPRIT ET L’INTENTION JUSTE SONT LES DEUX AILES QUI PERMETTENT DE S’ÉLEVER AU DESSUS DU CHAOS”
Citation anonyme contemporaine
Si nous reprenons le fil de notre cheminement avec les enseignements du Bouddha, le NOBLE CHEMIN OCTUPLE nous décrit un Art d’Être au monde qui met fin à la souffrance au sens général.
Après la COMPRÉHENSION JUSTE de la Vérité (premier précepte), le Bouddha nous délivre le second, à savoir l’INTENTION JUSTE.
“ Ce à quoi nous pensons fréquemment devient l’inclination de l’Esprit” Citation attribuée au Bouddha
La pensée ou intention précède l’action, elle la dirige. Quand les intentions sont justes, les actions sont justes.
Pour le Bouddha, la meilleur garantie d’une intention juste est la compréhension juste. Celui qui reconnait la loi du karma et saisit clairement que les actions portent des conséquences conformes à l’acte, va fonctionner dans le monde en accord avec cette loi de cause à effet.
En outre, la compréhension juste des 4 nobles Vérités que sont l’omniprésence de la souffrance (1), ses causes (2), la possibilité de cessation (3) et la voie y conduisant (4) va tracer le cap de notre conduite à venir.
En effet, cette compréhension au regard de notre propre vie va engendrer l’INTENTION DE RENONCEMENT afin de nous libérer de la souffrance. En relation avec autrui, elle engendre l’INTENTION DE BIENVEILLANCE et l’INTENTION DE NE PAS NUIRE.
Selon Bouddha, ces 3 intentions sont l’orientation de l’Esprit qui mènent à la libération de la souffrance et par conséquent, à l’établissement d’une joyeuse paix.
Demain matin, nous allons méditer sur le premier aspect de cette intention juste, l’INTENTION DE RENONCEMENT afin de la renforcer en nous.
Le Bouddha nous enseigne que le désir mène à la souffrance puisque tous les objets du désir sont éphémères. Et oui, rien de dure…
Dès lors, le renoncement -qui consiste à se détourner de la soif du désir et de ses penchants pour la gratification- est une voie de libération de l’emprise de l’attachement, une clé de liberté et du bonheur (1).
Il ne s’agit nullement ici de refouler nos désirs, ni de les chasser par peur ou dégoût, ce qui serait inopérant et aurait même l’effet inverse de les renforcer.
L’outil que nous propose le Bouddha est tout autre. Il s’agit d’entrer dans la compréhension du désir et de son cycle mais aussi de contempler la souffrance qui lui est concomitante. Ce faisant, nous orientons alors indirectement notre esprit vers le renoncement (2).
Une autre façon de “muscler” cette intention de renoncement consiste à contempler cette fois directement ses bienfaits que sont la confiance, la joie et la paix (3).
Nous pratiquerons l’une et l’autre méthode demain en méditation ainsi qu’un hasta mudras (sceau avec les doigts).
Voilà une pratique qui s’inscrit bien dans les énergies de l’automne qui nous enjoint à accepter le cycle du vivant et à lâcher-prise, ce qui n’est possible que s’il y a détachement.
Dans un monde qui tourne autour de la satisfaction immédiate du désir et dont nous sommes témoins des conséquences chaotiques, la pratique du détachement est, et reste, un outil de pacification !
Je me réjouis de vous retrouver demain matin pour vivifier ensemble cette vibration de Paix en nous et autour de nous.
Om shanti, shanti, shanti !
En reliance de coeur, cheminement et sincérité,
Surya Mâ
© Les mots de Surya Mâ - Un extrait de la Newsletter du 18.10 adressée au groupe des Méditations du lundi - Univers-Cité de la Joie 2026. Tous droits réservés
(1) (2) (3) BHIKKHU BODHI, LA VOIE VERS LA FIN DE LA SOUFFRANCE, portail.dhamma.com
LE NOBLE CHEMIN OCTUPLE (2/8): l’intention juste Partie 1- l’intention de renoncement
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